Soul Descarga is a radio program with James Stewart, every sunday 7 to 9 p.m on www.raje.fr...
Second friday of the month 12 a.m- 1 p.m and saturday 2.30 p.m on Radio grenouille
Soul, Funk, Afrobeat, Ska, Rocksteady, Jazz, Calypso, Highlife, Guitar Band, Cumbia, Salsa, Samba, gwo-ka and global stuff...
Here you'll find podcasts, interviews, photos and good music, mostly from U.S.A and the Black Atlantic area, mostly from the seventies.


Sorry about my english, I'm French (and a bit Irish)
Copyrights for each photos/flys/texts - James Stewart

21/02/12

Entretien avec Showboy, saxophoniste baryton de Féla Kuti et de son fils Seun au sein des Egypt 80’s


Archie Shepp & Showboy, Jazz à Vienne 2009
Été 2009. Seun Kuti &The Egypt 80's passent à Vienne à 4h du mat' avec, pour invité d'honneur, Archie Shepp. Je les ai déjà vu trois fois depuis 2007, mais la présence de l'un de mes héros du jazz au sein de la formation séminale de l'afrobeat m’empêche d'hésiter plus d'une seconde. Et m'intrigue, et me fait imaginer ce qu'aurait pu être le même concert dans les années 70....Bref, sachant le groupe sur place la veille, j'en profite pour prendre rendez-vous avec Showboy, le saxophoniste baryton qui ouvrait déjà le show du temps de Féla. Il m'est arrivé à plusieurs reprises de descendre quelques bières en compagnie de ce fou furieux de la vie, mais jamais, malheureusement, accompagné de mon petit enregistreur numérique. Le charisme du personnage, son talent brut, son intensité, le regard un peu fou que lui donne son œil de verre me font penser aux personnages des photos de Pieter Hugo sur Lagos. Je le rejoins donc à son hôtel, évidemment muni de quelques bonnes bouteilles de vin et autres joyeuseries du terroir de mon Ardèche natale, et toute proche. Showboy parle plutôt bien français, il a de la famille du coté de Cotonou. Je lui explique que je m’intéresse à la période des années 70 et j'aimerai bien le faire parler...Il démarre au quart de tour :
(Showboy est anglophone et francophone, j’ai préféré retranscrire l’entretien sans retoucher son utilisation de la langue française, avec les fautes, afin de ne pas dénaturer le sens de ses propos.)

« Moi j’ai joué pour la libération de James Brown, avant sa mort quand il était en prison. Avec Féla, on a fait deux concerts à l’Apollo Theatre et les deux concerts étaient pleins, tous les billets vendus. Je ne pourrai jamais oublier l’Apollo, en tout j’ai dû faire trois-quatre concerts à l’Apollo. Une fois j’ai joué jusqu’à deux fois dans une journée et tous les billets étaient vendus, la moitié de ceux qui ont assisté au premier concert ont assisté au deuxième aussi. C’était vers 1990-1991, c’est en ce temps-là que l’on a fait le world tour avec Jimmy Cliff. »
Je m’intéresse aussi à des musiciens comme Segun Bucknor, tu l’as fréquenté ? Tu connaissais son travail à l’époque ?
« Segun Bucknor, c’est chez lui, en fait Wally Bucknor, que j’ai appris à jouer du saxo. C’est un cousin de Féla. Il était le commandant du département musical de la marine de guerre du Nigeria et comme il venait tout le temps chez Féla c’est lui qui nous a tous emmené dans l’armée marine parce que c’est lui le premier directeur musical de l’armée marine. C’est lui qui a créé ce département. »
Sur ce point j’ai pu me rendre compte que beaucoup de musiciens au Nigeria ont commencé la musique dans l’armée…
« Oui, plusieurs parmi eux jouaient dans l’armée. Ils y ont appris à lire et à écrire la musique avant de la quitter. Parce que tu vois au Nigeria on a plusieurs genres d’artistes, il y a ceux qui ont appris oralement, il y a ceux qui ont appris à l’école un peu et ils se débrouillent pour développer leurs idées et il y a ceux qui ont été inscrits dans l’armée, dans la marine dans la police. L’armée a son département de danse et ceux qui font les matchs et tout ce qui concerne leur boulot…comme moi j’étais avec Féla début 70… »
Justement, comment s’est fait la rencontre avec Féla ?
« Vraiment tu vois quand j’ai rencontré Féla, du temps que je l’ai rencontré au temps qu’il est décédé, j’ai travaillé avec trois Féla. Au début j’ai travaillé avec Féla qui ne fumait pas d’herbe, qui n’aime même pas entendre l’odeur de l’herbe là ou il s’assoit. Dés qu’il sent que quelqu'un fume autour de lui, avant que tu le saches la police est là. Et puis lui aussi il a commencé à fumer petit à petit et après quelque temps il a évolué, il a commencé à produire des choses avec l’herbe. Les gâteaux d’herbe, les biscuits d’herbe, l’omelette d’herbe…Et après on a eu deux différents Féla « gouro », c’est de l’herbe préparée, distillée….C’est pour cela que je sais bien que j’ai travaillé avec trois différents Féla. Le troisième était un esprit. C’était Féla qui était changé complètement. C’était Féla qui voyait des choses inconnues, qui voyait des choses que tu ne peux pas voir…et ce qu’il disait se passait. Il a dit que Abaja (ancien président Nigérian)…Il a dit que c’est une force spirituelle très forte qui l’a mis en place, au début cet esprit était d’accord avec lui, mais arrivé au milieu il a changé et l’esprit s’est fâché avec Abaja. Et Féla était au courant qu’il viendrait le chercher, si Abaja veux, qu’il mette tout le Nigeria devant sa porte…Les esprits vont quand même rentrer et le prendre comme du papier…Ses gardiens vont se réveiller et se demander où est le président. Et c’est comme ça qu’Abaja a été mort.
Féla a parlé de Abiola, et c’est ce qu’il a dit qui est arrivé. Il a dit Abiola va mourir avant même d’avoir gouverner le Nigeria et c’est ce qui est arrivé. Féla a dit des choses que lui-même il ne savait pas qu’il ne serait pas là…Et aujourd’hui voilà on le voit devant nous… »

Quel âge avais-tu quand tu as rencontré Féla ? Ou cela c’est-il passé ?

« Je l’ai rencontré au Shrine, encore Afrospot. En ce temps, je l’ai rencontré avec un de mes amis Muba. Muba était un exploiteur. Bien sûr c’est lui qui m’a emmené voir Féla…Muba m’a connu dans la rue, j’étais un acrobate, je faisais du « Yoga », je n’avais pas le nom de Showboy. Quand je suis arrivé chez Féla, Muba m’a présenté à Féla et Féla m’a emmené un jour au Shrine et m’a donné 30 minutes pour démontrer ce que je pouvais faire et il a décidé de me prendre pour travailler avec lui mais il donnait l’argent de mon travail à Muba, et puis un jour j’ai demandé l’argent, et dès ce jour-là Féla a cessé de donner mon argent à Muba qui s’est fâché et qui a dit à Féla que bon, comme c’est lui qui m’a pris de chez moi il fallait qu’on rentre, qu’il aille dire à mes parents que bon je n’ai plus rien avec votre fils, je le ramène à la maison. Et moi je lui ai fait comprendre :"va dire à ma famille que je veux rester ici". C’est comme ça qu’on s’est connu avec Féla. En ce temps-là, j’avais 16-17 ans. »
Ce qui m’intéresse beaucoup chez Féla c’est la période après la tournée aux Etats-Unis en 1969. Cette tournée ou il a rencontré Sandra Isidore, activiste des Black Panthers… ?
« Avant qu’elle ne vienne au Nigeria Féla avait composé « Upside Down », alors quand elle est venue Féla a vu qu’elle lui avait donné beaucoup et il faut que lui aussi il fasse un geste envers elle, pour lui faire comprendre qu’il avait apprécié ce qu’elle avait fait pour lui. Quand elle venue Féla l’a fait venir en studio il a enregistré la chanson et il lui a donné le master tape, j’ai connu Sandra ça fait plus de trente-cinq ans. »
Toujours à propos de Sandra Isidore, c’est elle qui l’a initié à l’idéologie des Black Panthers…

« N’oublie pas que c’était à Los Angeles, c’est là qu’il a commencé l’afrobeat. Avant, le genre de musique qu’il composait qu’il chantait était le jazz, le highlife….mais après sa rencontre avec Sandra elle l’a initié aux panthères noires, cela a changé sa vue, il a vu beaucoup de choses qui l’ont encouragées à revenir à la maison. Après ce qu’il a vu, ce qu’il a lu concernant les Noirs et ce qu’il veut faire en tant qu’un activiste, comme sa mère. Il a bien compris qu’il ne pouvait pas rester aux Etats-Unis et dire qu’il est en train de se battre pour les peuples africains s’il n’est pas en Afrique pour parler de la cause des problèmes africains. S’il reste en Europe ou en Amérique il n’arrivera pas au niveau auquel il est arrivé. Le seul moyen c’est de rentrer en Afrique et de commencer la lutte de la maison. »
 À ce propos, cet activisme c’était quelque chose de plus important que la musique pour lui. Était-il d’abord un activiste qui se servait de la musique comme medium pour produire un discours contestataire ou était-il d’abord musicien ?
« Il était d’abord musicien. Parce que comme son père avait une église, il jouait déjà d’un instrument avant d’aller en Angleterre pour apprendre la musique. Mais après, il a changé complètement. Si tu veux te battre, si tu veux rester debout, si tu veux être le haut-parleur de l’Afrique tu ne peux pas rester en Europe et dire que « je défends l’Afrique en Europe », non tu dois aller en Afrique et dire je défends les Africains en Afrique. C’est ce qu’il a décidé de faire. Parce que regarde par exemple, aujourd’hui le monde parle de Michael Jackson, c’est parce qu’il jouait une musique commerciale. Féla ne jouait pas une musique commerciale, il a complètement refusé d’être commercial. S’il avait accepté de jouer pour Coca-Cola, de jouer pour Pepsi, pour Shell…Tu comprends ce que je veux dire…Tu n’oses pas toucher aucune composition de Féla, il n’acceptera jamais. On ne change rien. Tu m’enregistres comme je l’ai composé ou on oublie. Et tu vois, avec toutes ces choses-là, nous qui avons travaillé avec lui, il nous a éduqués beaucoup »
Dans quelle mesure partageait-il cela avec le reste du groupe et avec le public. Est-ce que le discours de Féla, qui est un discours fabriqué depuis une idéologie importée des mouvements contre la ségrégation raciale aux États-Unis et qui ne colle pas vraiment avec le point de vue des intellectuels nigérians de l’époque, était entendu, compris, accepté ?

« C’était beaucoup accepté. Parce qu’il était le seul, il était la voix des Africains. Regarde ce qu’il se passe en ce temps-là en Afrique du Sud. Féla en parlait déjà dans les années 70, et pourtant il y avait encore l’apartheid en ce temps-là. Féla a chanté pour la cause des Sud-africains, il ne parlait pas du Nigeria seul. Le message n’a pas seulement affecté le Nigeria seul mais le monde entier. »
Concernant la question de la langue, Féla chantait en pidgin-english, qui est une langue usuelle parlée surtout à Lagos et dans les ports anglophones de la région, comment envisageait-il cette question de la langue ?
« Tu vois si Féla chantait en anglais, celui de l’Angleterre. Il n’y aurait eu que dix pour cent des gens qui aurait compris et lui voulait que quatre-vingt-dix pour cent des gens le comprenne. Par contre les paroles des chansons sur les albums étaient écrites en anglais. »
Quels étaient les disques, les musiciens que Féla écoutait à l’époque ?
« Dans la maison on avait des DJ. On avait des filles que Féla payaient chaque semaine, leur boulot était de mettre les disques du matin au soir, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C’est comme quand le soliste de Féla a quitté, Iko Chico. Féla avait tellement besoin de quelqu'un qui puisse jouer le sax ténor à son goût. Il n’a pas trouvé. Il a décidé d’apprendre à jouer le sax ténor lui-même, et il a commencé à écouter des disques de jazz. Il jouait ces disques chaque jour pour s’entraîner. Quand il commençait une répétition, les Djs continuaient de jouer les disques pour qu’il joue par-dessus jusqu’à ce qu’il ait saisi. Je dois dire que c’est la même méthode que j’ai utilisé pour développer mon jeu, mes techniques sur mon instrument. Quand j’ai commencé, j’ai commencé par la clarinette, j’ai joué du sax alto, mais quand j’ai commencé à jouer le baryton Féla il m’a bouclé avec cet instrument, il m’a dit : « toi tu ne joues plus d’autres instruments ». Jusqu’à sa mort j’ai joué le baryton. Baba Ani jouait aussi le baryton jusqu’à un certain moment, mais si je n’étais pas là, Féla attendait que j’arrive. Tu vois, Féla était quelqu'un qui appréciait ce qui est bon. Et en tant que multi-instrumentiste, si tu joues bien, il sait, il te respecte. Si tu connais ton instrument tout se passe bien. C’est-à-dire, tu peux bien venir apprendre chez lui mais la première chose c’est d’avoir beaucoup à contribuer. Si tu ne peux pas contribuer, tu ne peux pas apprendre. Jouer avec Féla c’est comme aller à l’école parce que tu apprends beaucoup de choses. »
Comment fonctionnait la république de Kalakuta ?
« Quand j’ai connu la maison de Féla ce n’était pas encore Kalakuta. Beaucoup pourront te dire pourquoi Kalakuta, d’où vient ce nom…Comment la maison de Féla est devenue Kalakuta, que s’est-il passé ?
On a été arrêté par la police en 1974. Jeudi soir vers 17H, il y avait un jeune homme qui passait devant la maison de Féla et il vit sa petite sœur que sa famille cherchait depuis deux ou trois semaines. Il a appelé la fille, elle s’est arrêté parce qu’elle avait peur de lui et il a commencé à battre la fille. Et il y a une loi dans la maison de Féla c’est que l’on ne bat pas les filles. Quoi qu’elle te fasse, tu vas venir le dire à Féla. Il peut lui donner une punition qui peut être plus forte que ta propre réaction. En même temps, comme c’est la loi de Kalakuta, on touche pas les femmes, les garçons qui se trouvaient là ont attaqué ce jeune. Il fuit, il est parti chez lui et il a appelé sa mère. Comme sa mère était la femme d’un chef de police au Nigeria elle est venue à la maison avec le gars demandé à la porte de voir Féla. Féla dit à la sécurité de la laisser entrer. Elle dit à Féla ma fille est ici je veux la récupérer. Féla appelle toutes les filles de la maison, la femme regarde et dit : « ah, celle-là c’est ma fille ». Féla demande alors à la fille si elle connaît la dame et la fille lui répond : « oui, c’est ma mère mais je ne veux pas aller à la maison avec elle, elle me punit beaucoup. Et Féla répond à la femme : Bon j’espère que tu as entendu ce que dit ta fille. Je suis pas venu chez toi la chercher, je n’ai pas de publicité devant ma porte disant que je cherche des filles ou quoi. Tout ce que je sais c’est que ma porte est ouverte et que tous ceux qui rentrent ici je les protége. Qu’est-ce que tu veux que je fasse, que je dise à la petite de te suivre, forcée, je ne peux pas ». La dame a quitté, elle est allé dire à son mari : « Voilà j’ai quitté la maison de Féla, j’ai vu notre fille ». Le lendemain à cinq heures du matin on avait à peu prés cent policiers autour de la maison, dont beaucoup à la porte, ils ne disent rien, ne touchent personne. Cinq heures du matin, six heures, sept, huit, neuf, dix…Vers quatorze heures on voit arriver la voiture de gendarmerie. Féla refuse d’ouvrir la porte leur disant qu’ils n’avaient pas d’autorisation. Ils ont commencé à casser la porte. J’étais là à les regarder casser et renter. Ils nous ont tous pris. Féla était blessé beaucoup. La mère de Féla est arrivée. Ils ont pris à peu prés cent quinze personne dans la maison. Ils nous ont emmené à Alagbon close, là-bas ils nous ont mis dans une cellule. Un officier est arrivé, un des chefs de police, et demande : « qui c’est ceux-là ? ». Ils lui répondent que c’est les musiciens de Féla, les fumeurs d’herbe…Il a répondu : « Pourquoi vous les avez mis ici ? Allez les mettre à Kalakuta cell ». Parce qu’à Alagbon close ils ont une cellule que l’on appelait Kalakuta cell. Ils nous ont enfermés à Kalakuta cell. La mère de Féla n’a pas accepté qu’ils enferment Féla parce qu’il était beaucoup blessé. Féla a été emmené à l’hôpital, c’était un samedi, lundi matin la mère de Féla est allée au parquet comme elle était avocate, elle leur a demandé de relâcher Féla dans vingt-quatre heures ou de lui amener au parquet. Ils ont été obligés de le relâcher. Nous, on était toujours enfermés à Kalakuta cell, le jour où on a quitté la prison on a dit à Féla que toute la maison avait été enfermée à Kalakuta cell, c’est à ce moment que Féla a décidé de changer le nom d’Africa 70’s en Egytp 80’s ».
La suite après la prochaine rencontre avec l’énergumène…


Showboy se remet d'un grave accident de moto qui l'a eu à Lagos en 2008, à ma connaissance il n'est pas remonté sur scène depuis.

(photo : Showboy, bakstage théâtre de Nîmes, octobre 2008, Vienne juillet 2009)
(copyright photo, texte, James Stewart)
(il reste des imprécisions concernant l'orthographe de certain bleds, ou personnes, il me manque du temps pour corriger tout ça, si vous avez des suggestions, n'hésitez pas)

11/02/12

Pierre Akendengue & Orchestre Zakuna (45T, NTYE)


Une petite douceur pour le week end ? L'iconoclaste Pierre Akendengue est connu pour les disques qu'il a enregistré avec Saravah, le label de Pierre Barouh. On le retrouve pour ce 45T sur NTYE,son propre label crée à la fin des années 70. Il est accompagné pour ces 2 morceaux par l'orchestre Zakuna sur lequel je n'ai pas plus d'infos que cela, si ce n'est le line up (cliquez sur la photo plus bas)...Le registre de la face A est plutôt celui de la rumba, ce qui n'est pas si courant chez ce Gabonais, diplômé d'un doctorat de psychologie en France fin 60, avant de revenir au pays à la fin des années 80 pour y être conseiller culturel de Bongo. Quoi qu'il en soit, un artiste singulier qui mériterait d'être plus connu...D'autant qu'il tourne encore.

  

Pierre Akendengue is well known for his work with the great french label of Pierre barouh, Saravah. On this 7' he is on his own label, created at the end of the seventies. Rumba of the A side and Akendengue-style on the B side, both with orchestre Zakuna which I had no informations on...

30/01/12

Afrosouldescarga n°4 - Carnaval Nou !



Last show for Radio Grenouille (Marseille) with an exclusivity, "Everything that has breath" from Nigerian trumpet player Olumuyiwa Kunnuji. He was recruted by Féla himself during the nineties, now touring with Seun Kuti & Egypt 80's. He now lives in France, and working on his own first album. Wish him all the best.

1-Arthur Adriano - Belita (angola)
2-Amadou Ballaké & les 5 Consuls - Baden djougou (burkina)
3-Orlann Divo - Beleza nao vai embora (brasil)
4-Silvestre Mendez - Malambo (cuba)
5-Os Originais Do Samba - Cadê Tereza (brasil)
6-El Gran Combo - Meneito me (port-rico)
7-Henri Guedon - Carnaval Nou (guadeloupe)
8-Urban de Castro - Kía lumingo (angola)
9-Eddie Palmieri - Conmigo (N.Y/porto-rico)
10-Joe Cuba - A la seis (N.Y)
11-Oscar Neves - Mabelé (angola)
12-Ensemble Perfecta - Ramassis (Martinique)
13-Polyrythmo & Yehouessi Leopold - Yao-yao (bénin)
14-Arthur Nunes - Dito zé (angola)
15-Olumuyiwa Kunnuji - Everything that has breath (nigeria)
16-Ed Motta - Gaoaoaol (brasil)

   Afrosouldescarga n°4 - Carnaval nou by James Stewart !

Olumuyiwa Kunnuji & Okunade Olugbade

21/01/12

Afrosouldescarga n°3 - Who killed the chicken ?



1-Roland Kirk-Serenade for a Cuckoo
2-Amadou Ballaké & l'Orchestre Super Volta - Bar Konou Moussou
3-Jabula-Siakara(We are sad)
4-MonoMono-Ti-la-dou
5-Lee Perry-Who killed the chicken
6-Aleke Kanou-Home sweet home
7-Carlos Garnett-Black love
8-James Brown-Hell
9-Amadou Ballaké & l'Orchestre Super Volta-Oye ka bara kignan
10-Mamo Lagbema-Zambo-Zambo

   Afrosouldescarga n°3 - Who killed the chicken ? by James Stewart !

03/01/12

Soul Descarga n°18 - Carte postale sonore : Cotonou-Ségou


Procession du Christ-Roi, Cotonou

Tu n'es pas un pays Afrique, 
tu es un concept.
Tu n'es pas un concept Afrique, 

tu es un aperçu de l'infini...
 
Georges N'Gal, poète et diplomate ghanéen....

Partager les souvenirs, les impressions, les rencontres, les odeurs, les couleurs d'un voyage en Afrique de l'Ouest, ne serait-ce que dans une infime partie de celle-ci (Bénin et Mali) n'est pas une mince affaire. C'est pourtant  l'idée de cette émission, de cette carte postale sonore ramenée d'une série de séjours dans les villes de Cotonou, Ouidah, Porto-Novo et Gran Popo au Bénin, Bamako et Ségou au Mali. 

Une série de séjours poly-rythmés par des rencontres inattendues, drôles, parfois fulgurantes...des discussions futiles, d'autres sérieuses, d'autres encore alcoolisées, toutes presque toujours improbables. Vous l'aurez compris, ma carte de visite était évidemment celle de la musique. La musique d'une époque tout à fait particulière où l'Afrique décolonise sa culture, sa conscience, ses institutions (je sais, il reste encore beaucoup de boulot) et se cherche, et se retrouve une nouvelle identité en dépoussiérant sa tradition, son folklore, en grattant ceux des diasporas afro-américaines, afro-cubaines, afro-brésiliennes...
Clément Mélomé (Polyrythmo) chez lui à Cotonou.

J'ai essayé d'illustrer ce dialogue par des morceaux tirés de vieilles galettes, toujours dans leur intégralité, où enregistrés en live sur place et qui me semblaient apporter de la valeur ajoutée à la discussion. Le format de l'émission, des dialogues comme des morceaux pourra surprendre, mais après tout on s'en fout....


Playlist & Casting :
                                                         Zemidjan dans Cotonou, 
Studio Malick Sidibé, Bamako
Procession du Christ Roi, ruelle derrière le stade de l'Amitié, Cotonou
Émile Désirée Ologoudou, sous l'arbre à palabre de son village, proche de Ouidah
Frimpong
Ebenezer Obey - Ori Bayemi
Danialou Sagbohan  sur la rumba
Wendo Kolosoy - Marie Louise
Franco - je t'attends
Solo Soro à la terrasse d'un café parisien
Grand Kalle & African Jazz - Independance cha cha
Émile Désirée Ologoudou
Féla- Danialou-Féla - Gentleman
Solo Soro à la terrasse d'un café parisien

Alfred Panou & l'Art Ensemble of Chicago
Solo Soro à la terrasse d'un café parisien
Bembeya Jazz - Temtemba (live)

Danialou Sagbohan
22 Band - Madomani
retour du réveillon de Noël en charrette, Ségou
Les enfants de Modibo, Ségou
Youssouf, Chanteur du ballet National du Mali, sous les manguiers d'Anna, la grande dame du bord du Djoliba, Ségou
La plage de Gran Popo
Le Juif d'egypte, poète maudit, dans un jardin de Cotonou
Gilles Louéké et John Acaduis, live au CCF de Cotonou

Marché de Koulikoro, Mali
Ablo Diarra et son soliste Drissa Kouyaté, Ségou
Camille Amouro, nouvelle :  "Le pet de Pierre Casanova le même"
Girma Béyéné 

Miryam Makeba
Toumani Diabaté (live)
Danialou Sagbohan chez lui....Porto Novo, Bénin

Plage et paillote de Gran Popo, Bénin

Coyrights photos James Stewart

More photos from this journey here : Digression subsaharienne

  

You are not a country, Africa, you are a concept.
You are not a concept, Africa, you are glimpse of infinity...

Georges N'Gal, Ghaneen poet and Diplomat.
 
Sharing memories, impressions, encounters, smells and colours after
travelling to West Africa, even if only to an infinitesimal part of it
(Benin and Mali) is not an easy thing to do. It is, however, the whole idea
of this program, a kind of musical postcard brought back from a number of
visits to Cotonou, Ouidah, Porto-Novo and Gran Popo in Benin and Bamako and
Segou in Mali.

All the visits were rhythmed by unexpected encounters, some funny and some
dazzling, by conversations and discussions that were trivial, very serious
and some highly alcoholised but almost all totally unlikely.

Of course you will have understood - my visiting card was music. Not any
music but music from a very particular period when Africa was decolonising
its culture, its conscience, its institutions (I know, there's still a lot
to be done) and was looking at itself and found a new identity by
modernising its traditions and folklore after scratching at those of the
Afro-American, Afro-Cuban and Afro-Brazilian diasporas.


I have tried to illustrate this dialogue with unabridged extracts from old
vinyls or live recordings.

The style of the program may surprise some - music and dialogues - but
finally, who cares ? 


 

23/12/11

National Badéma - Nama (LP, Mali Kunkan)



Grand classique de la musique malienne des années 70. "Nama", le morceau de la face A raconte un accident de bateau sur le Niger qui, en 1971, au cours duquel Nama et ses treize épouses (rien que ça !) sont morts en se rendant à la fête de l'indépendance du Mali...C'est évidemment l'immense griot Kassy Mady Diabaté qui chante...

Download National Badema LP




06/12/11

Soul Descarga n°19 - If you got Rocksteady, You got style !


Rocksteady and Rub a Dub mixed live from the Obamo Café (Lyon, Villeurbanne)....Plenty of goodies from Studio One, Joe Gibbs, Lee Perry, The Wailers....!
   Soul Descarga n°19 - If you got Rocksteady you got style by James Stewart !


25/11/11

Afro Soul Descarga n°2 - From Jazz to Balani

 

1-Lorez Alexandria - Softry As In A Morning Sunrise
2- Blossom Dearie - Plus Je T'Embrasse
3- Nancy Wilson - Happy Talk
4- Zelia Barbosa - Pedro pereiro
5- Chico Hamilton- El Toro
6- Armando Peraza - Granny's samba
7- Dizzy Gillespie - Jambo
8- Bellemou & Benfissa - Lah Lah Ya S'Habi
9- Nâ Hawa Doumbia - Korô dia
10- Kouyaté & Neerman & Anthony Joseph - Haiti
11- Molobaly Keïta - Djigui
12- Konono n°1 - Paradisio

02/11/11

Soul Descarga n°17 - Highlife & Guitar Band

     
1- Ebenezer Obey and his International Brothers Band - Ori Bayemi (Nigeria)
2- El Rego et ses commandos - nonvi towe ku (Bénin)
3- Cardinal Rex Lawson's & his Mayor's Band of Nigeria ((Nigeria)
4- Chief Stephen Osita Osadebe - Ngozy Ka (Nigeria)
5- City Boys Band - nya asem hwe (Ghana)
6- Orientals Brothers Kabaka international - Chukwu Keri Mmadu (Nigeria)
7-Tony Tete Harbor & The Stars heaters Of Nigeria - Tete Muo Bu Muo (Nigeria)
8-Peacocks Guitar Band - Eddie Quansa (Nigeria)
9-Okukuseku International Band of Ghana, led by Chief Sammy Kofi - Maame A Wawuyi  (Ghana)
10- Canadoes - FINE WOMAN (SOFRITO EDIT) (Ghana)
11-Oscar Neves - Mabelé (Angola)
12- Frimpong - Ensuo ayiri me (Ghana)
13- T.O Jazz - Osaman ba (Ghana)
14- Mike Ejeagha - Nyelu Nwa Ogbenye Aka (Nigeria)
15- St. Michael And His Oboshi International - Chukwu-di (Nigeria)
16- The Peacocks International guitar band - Onye aghala nwanneya (Nigeria)
17- Celestine ukwu & his philosophers national (Nigeria)
18- Nkengas - William Emeka Omambala (Nigeria)
19- Chief Ebenezer Obey - Ajoyio (Nigeria)
20- Celestine Ukwu & his Philosophers National - Onwu ama eze (Nigeria)

27/10/11

Orchestre Super Mandé - Volume 1. Wahabiadachi.(Sodogil,1980)



"La grande classe", c'est la phrase qui me revient à chaque fois que je tombe sur un disque malien de la grande époque. Celle des années 60-70, quand il y avait encore, minimum, 10-15 musiciens par formation, une section cuivre, une énorme rythmique et deux ou trois chanteurs....Bon, ok, il n'y a pas de section cuivre sur ce disque du Super Mandé, mais quelle putain de rythmique...ou "quand la musique bambara se met à groover, James Brown peut aller se rhabiller" (non je déconne...pas à ce point là), (mais quand même), comme sur le morceau que j'ai mis en démo "Bolon", ça pourrait durer une heure...sans problème. Le Super Mandé était visiblement l'un des orchestres à géométrie variable - un pléonasme à Treichville à l'époque - de la communauté bambarophone ( je ne sais pas si ça se dit mais ça sonne bien) qui venait s'encanailler dans le quartier chaud d'Abidjan cité plus haut . Victor Démé chantait avec eux durant sa jeunesse de couturier en Cote d'Ivoire, à la fin des années 70, avant que la "politique d'Ivoirité" commence à gangrener et que les Burkinabés, largement représentés dans cet orchestre, commencent à rentrer au pays....Bref, ici c'est Monsieur Abdoulaye Diabaté, grand griot Malien, qui dirige les opérations accompagné, pour sonner la charge, par le brillant Mangué Kondé et par onze autres requins, dont un méchant bassiste.
Le pressage et l'état du disque ne sont pas terribles, mais la musique qui est restée dessus n'a pas vieillie d'une syncope..



  
Each time I'm listening to malian music, specially the music that was created during the 60-80s period I must recognise that they play in the first division, and in the top of it...Super Mandé was a band made of Malian and Burkinabé expatriates who was playing in the hottests "dancings" of Treichville (Abidjan) specially for the  Bambara speaking crowd...On this album they are 13 muscians(most of them from Burkina and Mali), lead by the great Malian griot Abdoulaye Diabaté and pushed by the incredible Mangué Kondé. My two favorites songs are "Abidjan" and "Bolon", and specially "Bolon" for his fucking great bambara groove...
Victor Démé used to sing with them when he was young and living in Abidjan, before the beggining of the "ivoirité" policy....
The condition of the LP (and of the pressing) is quiet bad, but the music on this bunch of plastic is just great...


Orchestre Super Mande - Volume 1. Wahabiadachi